Interview Kamel Yahimi

david lynch

Bonjour Kamel, cela fait bientôt 25 ans que tu es artiste ; qu’est ce qui t’a poussé à choisir cette voie et qui t’a influencé ? 

C’est lors d’une sortie avec le centre social, au Musée de Beaux-Arts de Lyon lorsque j’avais 7 ans que j’ai eu mon premier contact avec la peinture et l’art. J’ai été principalement influencé par mes frères et soeurs qui étaient des grands consommateurs de musique, de BD, de vinyles et de presse culturelle.

Ta nouvelle expo est en train de faire sensation à Lyon et le vernissage fut une belle grande fête pour l’ouverture des nuits sonores. Peux-tu nous en dire plus et nous parler de ton processus de création ?

Ça fait maintenant 2 ans que je participe aux NUITS SONORES à LYON pour créer un événement dans le cadre des EXTRAS!. La première année, j’avais crée une affiche “I hate techno” avec l’auteur de cette phrase, Iggy Pop. Je trouvais plutôt décalé de mettre une phrase pareille d’un vieux punk pour un festival de musique électronique. Pour cette nouvelle edition, j’ai choisi de concentrer mon travail autour de David Lynch. Un réalisateur qui me fascine.

iggy habibi

On vient de te croiser au festival de Laurent Garnier à Lourmarin. Quelle est la place de la musique dans ton œuvre ?

La place de la musique est très importante dans ma vie, j’en écoute toute la journée. Je suis très consommateur de festivals de musique, j’apprécie tout particulièrement le côté convivial de petits festivals comme le Yeah! et l’énergie dégagée par son fondateur, Laurent Garnier. C’est l’occasion de croiser des potes.

Tu travailles sur d’autres supports que la toile que les gens peuvent porter ? Tu arrives bien à gérer ta créa artistique, le grand public et le graphisme ?

Au-delà des expos, je travaille régulièrement sur des projets de logo et d’affiche et la DA dans différents domaines, j’ai collaboré longtemps avec le salon Who’s Next. Ce salon m’a permis de rencontrer des jeunes créateurs de mode, ceci m’a donné envie de m’essayer à la création de t-shirts et différents accessoires.

Tu viens de sortir une collection mettant en avant la PROVINCE. Est-ce une vision anti parisienne ou un manifeste d’amour à la province française ?

J’ai longtemps travaillé à Paris mais je n’y ai jamais habité. Ce projet “Province” est un clin d’œil aux clichés que les parisiens peuvent parfois avoir sur nous autres provinciaux.

Dernière question : est-ce que c’est mieux d’habiter en dehors de Paris pour créer ? et pourquoi ?

Oui, c’est moins cher.

kamel