Interview Olivier Ratsi

Olivier Ratsi
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Tu es devenu en quelques années un artiste phare de la scène multimédia en lumière et projection dans le monde entier. Qu’est ce qui t’a mené à ça ? 

Une volonté de toujours aller le plus loin possible dans mon travail, beaucoup de temps passé à expérimenter tout en prenant toujours une prise de recul à toutes les étapes de la création, l’utilisation de la technologie en tant qu’outil pour arriver à mes objectifs, sont certainement une des composantes qui font que j’en suis là aujourd’hui.
En tout cas j’ai toujours appliqué cela au cours de ma vie d’artiste, du collectif de VJ Emovie dans les années 2000, au sein du label Antivj en 2007 lorsqu’on a participé à la création / diffusion des premiers mappings dans le monde jusqu’à aujourd’hui en tant qu’artiste contemporain ma démarche n’a pas changé.

Comment vous fonctionnez ensemble dans le label « Anti-VJ » ? 

Pour pouvoir developper en toute indépendance mes projets perso, j’ai quitté en 2016 le label que j’avais créé en 2007 avec Joanie Lemercier Romain Tardy et Yannick Yacquet. Mais cela m’arrive encore de travailler avec le producteur du label Nicolas Boritch. 

Quel est ton rapport à l’espace et comment joues-tu avec les lumières ?

Mon approche est dans un premier temps scientifique, pour moi la lumière véhicule d’abord l’information nous permettant d’avoir accès à notre environnement, la lumière diffuse ou la lumière projetée est donc pour moi un medium me permettant de jouer avec l’espace. J’utilise les lois optiques ou les règles de la perspective pour « altérer » l’espace, ce sont des processus que je développe dans mes installations pour interroger notre monde.

Quel est le lieu idéal pour faire une scénographie d’une fête pour tes amis et des inconnus ?

Un grand parking vide avec beaucoup d’espace, bas de plafond, une petite surface pour le public placé au centre et un maximum d’espace tout autour.

Cela fait maintenant 5 ans qu’on se connaît et que nous avons eu la chance de bosser ensemble plusieurs fois. Peux-tu nous raconter un peu ton expérience avec Electric ?

Avec Electric je renouais avec l’un de mes premiers métiers : le mix d’images live, pas de nécessité de s’inscrire dans une démarche artistique précise, juste faire du beau sans aucun discours et se laisser bercer par la musique, en somme un espace de liberté. 

Quels sont tes prochains projets ?

Actuellement j’expose une sculpture à la galerie Puerta Roja à Hong Kong jusqu’au 21 juillet, une exposition organisée en binôme avec la galerie Denise René à Paris. 
Le 23 juin j’exposerai au Tetris au Havre une nouvelle pièce dans le cadre d’une exposition collective, « Paysage fiction ». Sinon je travaille actuellement sur plusieurs pièces destinées à être présentées en galerie. 

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